Henry propose ses jus de poire et jus de poire&coing issus de vergers anciens délaissés.... Je fournis 8 AMAP... mais c’est insuffisant pour dégager un revenu sur 12 mois.
"Je pourrais donc récolter plus, mais je souhaite d’abord aujourd’hui relocaliser mes débouchés, pour toutes les raisons que nous connaissons et partageons, d’autosuffisance alimentaire des territoires, d’empreinte écologique et de bon sens tout simplement."
« Je fournis depuis 6 ans les Amaps de Sainte-Tulle (04), Mouans-Sartoux, Valbonne, Plascassier, Grasse, Nice-Nord pour le 06, 2 amaps en Bourgogne et 5 en Ile-de-France, plus de nombreux groupes non labellisés Amap mais néanmoins militants (PECoS de Nice, le magasin Mouansoise de Commerce Équitable, LabelEthique ou l’Epicerie Paysanne Marseille. J’ai été amené à livrer mes jus de fruits jusqu’à Paris, car en 2007, en difficulté de trésorerie et suite à un appel au secours lancé à travers mon carnet d’adresse. C’est "là-haut" que les réactions ont été les plus nombreuses, et c’est ce qui m’a permis de continuer mon activité aujourd’hui.
Je parviens maintenant à écouler la totalité de ma production dans l’année qui suit la récolte, sans passer par des revendeurs ou la grande distribution : 24000 litres de jus produits en octobre dernier pour 47 tonnes de poires récoltées. Ceci est encore insuffisant pour dégager un revenu sur 12 mois. Mais les ventes progressent doucement mais régulièrement chaque année…
Une étude que j’ai menée conjointement avec le lycée agricole local, le LEGTA de Carmejane, montre que le potentiel de d’arbres anciens accessibles et non traités, dans le seul Pays Dignois, est 5 fois supérieur à ceux sur lesquels je récolte actuellement. Je pourrais donc récolter plus, mais je souhaite d’abord aujourd’hui relocaliser mes débouchés, pour toutes les raisons que nous connaissons et partageons, d’autosuffisance alimentaire des territoires, d’empreinte écologique et de bon sens tout simplement. Ceci n’exclut pas mes partenaires/clients éloignés : la péniche de "Remise à Flots" (cf. article dans l’Age de Fer" de janvier 2012, page 15) transporte mes jus depuis 4 ans jusqu’aux Amaps franciliennes. Le lycée agricole a été sensible à ma démarche et nous avons aujourd’hui le projet commun de création d’un atelier de pressage mobile (prévu pour l’automne prochain), du conventionnement avec les propriétaires des arbres et de la remise en état de ces milliers d’arbres délaissés depuis 50 ans.
Vous trouverez toutes informations sur mon site internet http://www.henrypoulain.com/ »