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Le développement de partenariats directs entre consommateurs et producteurs, dans les pays où ils existent, s’inscrit dans un contexte de crises alimentaires ou environnementales et de disparition des terres fertiles.

Plusieurs constats sont à l’origine d’un tel projet d’économie solidaire pour le maintien de l’agriculture paysanne :

1. La situation de l’agriculture en région Provence-Alpes-Côte d’Azur est alarmante : on y a vu disparaître 15 000 exploitations dans les cinq dernières années, entraînant la disparition très rapide et irréversible des terres agricoles, souvent au profit de l’urbanisation, et de fait la disparition de terroirs exceptionnels, qui font partie du patrimoine collectif.

2. Les consommateurs, inquiétés par l’insécurité alimentaire qui règne en Europe depuis quelques années, sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur la provenance et la qualité de ce qui arrive dans leur assiette (sur le plan de la santé, de la sécurité alimentaire, du goût, de la diversité, de la préservation de l’environnement).

3. Il existe actuellement dans 25 pays du monde (au Japon depuis 40 ans, aux Etats-Unis depuis 20 ans) des exemples d’alternatives économiques qui apportent, à une catégorie de consommateurs et de paysans partageant des intérêts communs, une réponse satisfaisante et durable. Forte des ces expériences qui fonctionnent et perdurent ailleurs, l’association Alliance Provence Paysans Ecologistes Consommateurs, créée le 10 mai 2001, porte le projet de développement des A.M.A.P. en Région Provence Alpes Côte d’Azur. Elle contribue par ses moyens de communication, d’animation et son pouvoir fédérateur à la promotion et au développement des réseaux de proximité en intervenant de ce fait en tant que soutien technique auprès des consommateurs et des producteurs.


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