Il n’est pas toujours simple de trouver les mots justes pour expliquer la nécessité de travailler en réseau. La leçon des oies, qui nous a été envoyé par M. Goncalves (membre du Conseil d’Administration d’Alliance provence), est une très belle invitation à la coopération.
"Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les oies forment un V lors de leur vol migratoire ? La nature a une bonne raison de les doter de cet « instinct ».
Chaque coup d’aile d’une oie, soulève l’air et celle qui la suit en bénéfice. Lors de la formation en V, toute la volée profite d’un accroissement d’efficacité d’au moins 70 %, cela comparé à un oiseau volant seul. Quand une oie se détache de la formation, essayant de voler seule, elle ressent soudain la résistance de l’air, et rapidement elle revient à la formation. Comme les oies, les personnes qui partagent un but commun et ont un sens d’appartenance l’atteignent avec plus d’aisance et plus rapidement que celles qui cheminent seules.
Quand une oie de tête est fatiguée, elle se retire à l’arrière et une autre prend la relève. Si les gens avaient autant d’instinct que les oies, chacun comprendrait que le succès dépend du travail d’équipe, chacun à son tour assurant les tâches ardues et partageant le leadership. Les oies aux derniers rangs de la formation encouragent de leurs cris celles qui sont à l’avant afin qu’elles ne perdent pas de vitesse, et aussi pour les informer qu’elles suivent toujours. Il est très important que nos ovations d’arrière garde encouragent les pionniers et les novateurs. C’est ce qui se passe dans le monde sportif et artistique. Mais le faisons-nous dans les autres domaines ? Hélas souvent non, surtout lorsque cela implique nos habitudes et nos certitudes.
Quand une oie est malade ou blessée, deux autres oies se détachent avec elle de la formation et l’accompagnent au sol pour lui assurer aide et protection. Ces deux oies demeurent avec le membre malade jusqu’à ce qu’elle puisse à nouveau voler ou jusqu’à ce qu’elle meure. Alors elles se joignent à une autre volée ou essaient de rejoindre leur propre volée. Ceci n’est-il pas une belle leçon d’oubli de soi-même au service de ses semblables ? Point n’est besoin d’être savant : la nature nous enseigne l’essentiel de la vie…si nous prenons le temps de l’observer avec humilité. Je recommande en outre de se procurer le DVD du magnifique reportage filmé « Le peuple animal » qui décrit au travers d’images magnifiques les prouesses incroyables des oiseaux migrateurs.
Demande aux bêtes, elles t’instruiront, aux oiseaux du ciel, ils te parleront et les poissons de mer t’expliqueront
‘’LA LEÇON DES OIES’’ est tirée de l’édito du Journal de Michel Dogna
Ce très bel exemple représente le modèle de notre Société…A-VENIR, car si L’HOMME ne veut pas comprendre, que, pour la survie de notre expérience humaine il doit changer de système, passer d’un système de dualité, qui a engendré la compétition pour arriver à l’hyper compétition avec les désagréments, les désordres et les désastres que nous vivons actuellement sur le plan environnemental, et, par extension sur le plan humain (et réciproquement) il doit passer à un système tendant vers son Unité ou tout du moins à la coopération entre eux et coopération avec la Nature.
Autre exemple (vécu) : Au cours de ma jeunesse j’ai eu une activité sportive en pratiquant, entre autre, le cyclisme de compétition et plus particulièrement la poursuite olympique sur 100 km par équipe de (5 coureurs) ou nous pratiquions (sans le savoir) la technique de l’oie (ou l’art du relais). Pour la poursuite sur piste (sur 5 km par équipe de 4) le moins véloce au démarrage était le premier à partir, je vous laisse deviner pourquoi ?
Ces 2 cas pour illustrer, je pense, l’action d’Alliance Provence et du MIRAMAP : la mutualisation, la transversabilité (et non la hiérarchie pyramidale) chaque Amapien apportant ses compétences au service de tous et, prenant pour un temps, le ‘’leadership’’ tout en sachant faire retour à la base, le moment venu…en toute humilité.
Michel GONCALVES
