Un reportage à la ferme de Laurent Dambrin par Frédérique De Beaurepaire
Laurent Dambrin – 36 ans – Route (ou chemin) de Mandres 30320 POULX.
Né à Reins, fils d’ingénieurs agronomes, il grandit en tant que fils d’apiculteur, d’hôtelier et de soignant énergétique. Il s’installe en 2004 sous notre soleil. Il est depuis deux ans à Poulx (12 kms de Nîmes), en tant qu’agriculteur dynamiquement bio.
Sa bibliothèque est dense de livres sur l’agriculture ou l’architecture bio-énergétique…
Il exploite aujourd’hui 15 hectares. Il a acquis la première année, deux parcelles d’un hectare et loue les autres situées autour de la commune de Poulx.
Il développe son maraîchage à travers de la notion de bio diversité et fournit aujourd’hui deux AMAP d’une trentaine de paniers chaque : sur Nimes (toutes les semaines) et sur Marseille (tous les 15 jours).
Il ne vend pas au marché mais sa grosse production d’abricots (une dizaine de tonnes par an), lui a permis de vendre en 2006 via des circuits parallèles : du nectar d’abricots (6T) et de la confiture – produit fini 55% sucre/45% - 500kg. Son projet à ce sujet : développer l’abricots secs.
Pour plus d’information, vous pouvez aller consulter le site qu’il s’est créé : www.dambrin.com
Sa difficulté dans la livraison régulière de paniers : trouver comment produire dans l’entre deux saisons.

Terre argilo-limoneuse ou limono-argileuse, elle stocke bien l’eau et est assez riche, bien qu’aujourd’hui elle soit un peu épuisée par la culture intensive précédente de courges et courgettes. Son problème majeur est le manque de matières organiques.
C’est une terre qui produit du tardif. Seul sur un terrain lui appartenant, la présence de cailloux permet à la terre de stocker la chaleur et produire une récolte plus précoce.
Des êtres nuisibles en présence : les taupins (appelé le ver fil de fer), les rats taupiers (sorte de petits mulots des champs)
Et puis, parfois, présence indélicate de sangliers, par exemple, qui tracent à travers champs ou encore de promeneurs qui s’approprient du matériel déposé dans un coin ou goûtent à quelques kilos de fruits ou légumes ‘découverts’ au bord du chemin.
Les convictions fortes de Laurent et Annie, sa compagne et leur sens de l’observation les amènent à cultiver peu à peu autrement et ils s’initient à de nouvelles méthodes s’inscrivant dans le respect de la nature et de son environnement : ils font l’expérience en 2006, par exemple, de traiter les melons par la bio-dynamique… Les résultats sont évidents : le traitement sur la moitié des parcelles concernées donne un meilleur résultat même que sur les parcelles des parents de Annie, traitée par traitement chimique. Nous ne pouvons que les encourager à poursuivre.
L’arrosage reste un des problèmes majeurs… Les parcelles ne sont pas toutes équipées d’eau courante. Le forage, réalisé par Laurent sur le terrain qui lui appartient, montre que l’eau a été trouvée à 150m de profondeur.
En location : à l’année, il faut compter entre 100 et 800€ l’hectare. Par exemple, Laurent loue aujourd’hui une parcelle de vigne (pour vin de table) à 400€ l’hectare et un verger d’abricotiers à 800€ l’hectare.
L’acquisition : les investisseurs peuvent acheter jusqu’à 4500€ le m2 quand ils sentent que la zone peut devenir à moyen terme constructive.

… rougette, salade que vous trouverez en mai dans vos paniers…
(photo prise le 07 04 07)
Cet hiver, Laurent nous a apporté des choux fleur, choux longs, ronds, frisés, brocolis, poireaux, blettes, navets, fenouil, épinards, radis noirs et roses et plusieurs sortes de salades (scarole et frisée) et du persil.
Rangs de poireaux le 07 04 07
Rangs de fenouils le 07 04 07
Rangs de choux le 07 04 07
Rang de blettes le 07 04 07
Rang de persil le 07 04 07
Rang de brocolis Le 07 04 07
C’est la fin de saison pour les brocolis, tout monte en fleur,
lors de notre visite en avril, nous les arracherons et couvrirons un tas de fumiers artistiquement…
Fin de journée du 07 04 07
Le terrain se prépare en amont … Laurent commence à penser aux semences de l’hiver 2007/2008 et prévoie la production de lentilles et pois chiche, qu’en dites-vous et aidons le à quantifier…
ENQUETE : TROP OU PAS ASSEZ, votre avis nous intéresse.
Légumes : Des fenouils, céleris, radis, épinards et des pommes de terre précoces et de conservation et bientôt des courgettes (aux environs du 15 mai), différentes variétés de tomates (à partir de fin juin) et, bien sûr, petits poix et pois gourmands (pois mange-tout).
Arrachage des plants de poivrons et semis de petits pois par un groupe d’Amapiens,
Photo prise, lors de la visite organisée le 03 02 07
Photo des plants de petits pois tout en fleurs, le 07 04 07
Fruits : Des abricots, des cerises (fin juin), des melons (en juillet)
Photo des cerisiers en fleur, le 07 04 07
Et puis, en septembre, nous aurons du raisin. Cet automne, ce sera des grappes issues de pieds cultivés pour le vin. L’année dernière, Laurent a planté 200 pieds de chasselas et de 200 en variété de table. Il nous faudra attendre 2008 ou 2009 pour en avoir dans nos paniers.
Pied de vigne pour variété de table planté en 2006
L’année prochaine, les cultures que Laurent aimerait cultiver ou développer : artichauts, fraises et asperges, sachant que pour ces dernières, 3 années de maturation sont nécessaires avant récolte…
Et puis planter des fruitiers –kiwis, amandiers, poiriers, pommiers – qui demanderont 4 ou 5 ans de soins avant la première récolte.
Investir dans des terrains aujourd’hui en location est un choix difficile à prendre, aussi il envisage d’acquérir à travers une SCI, 8 hectares….
Aujourd’hui, il entreprend de transformer les parcelles éloignées en culture pérenne et développer le maraîchage sur son lieu d’habitation.
Et puis il rêve de poules et d’avoir une ou deux vaches.
Le 20 mai 2007, il se marie avec Annie, sa compagne.
Dès que la pompe de forage est installée (investissement de 8000€), ils vivront dans le mobil home au milieu des étoiles.
